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La formation a pour objectif de s’approprier ou se réapproprier les bases et les fondamentaux du métier de chef opérateur de cinéma (c’est à dire cadreur et directeur de la photographie).
Maîtriser les aspects techniques : l’optique, la sensitométrie, les procédés techniques de fabrication de la lumière, le fonctionnement des caméras argentiques et numériques.
Connaître les fondamentaux esthétiques : les notions d’histoire de l’Art, de la peinture, les différentes écoles esthétiques au cinéma, expressionnisme, lumière classique, baroque, moderne.
Comprendre les différents corps de métiers qui s’expriment par l’image et en relation avec celle-ci : la scripte, l’assistant à la réalisation, le département décoration.
Donner les clefs de compréhension des aspects fondamentaux de la peinture, de l’adoption de la convention de la perspective jusqu’à l’apparition du cinéma. Réfléchir à la mise en image des moments clés du scénario par le biais de l’art du découpage.
Connaître la physique des phénomènes lumineux du point de vue optique et physiologique.
Comprendre le fonctionnement du matériel à disposition du chef opérateur, analyser les caractéristiques.
Penser les effets spéciaux dès la prise de vue. Cas des transparences, des incrustations, des fonds verts…
Comprendre le travail des comédiens, cas de l’école du « texte », issu du théâtre, cas de la « méthode ».

CONTENU DÉTAILLÉ

Semaine 1 : les bases esthétiques
Jour 1 : Les fondamentaux esthétiques : l’histoire de l’art (1)
– De la Renaissance à l’invention du cinéma. L’invention de la perspective « albertienne ».
– Les clefs de compréhension des aspects fondamentaux de l’art.
– L’invention de la perspective (le XVe siècle, les oeuvres de Masaccio et de Piero della Francesca, etc…), la science et l’art. La première camera : la caméra obscura.
– La Renaissance et son âge d’or jusqu’au baroque

Jour 2 : Les fondamentaux esthétiques : l’histoire de l’art (2)
– La révolution de l’Art (le 19ème) : la naissance de la notion d’Artiste, la modernité, l’âge d’or des modernes, la seconde modernité (abstraction, le cas particulier du collage) : la fin de la perspective.
– Réflexion et analyse des « peintres de la lumière »,
– Etude de cas : Vermeer, Caravage…
– Réflexion et analyse des règles de composition.

Jour 3 : L’histoire des écoles esthétiques au cinéma
– La lumière au cinéma – La protohistoire (les opérateurs Lumière, la captation, l’ère du quantitatif)
– La première école : l’expressionnisme allemand (l’école du « Stimmung », le collage : Weine, Murnau… avec des opérateurs comme Fritz Arno Wagner)
– Une école française née de l’expressionnisme : le réalisme poétique (Clair, Clément… le travail de Alekan, le travail de Trauner)
– L’invention du cinéma classique : l’âge d’or hollywoodien (Hitchcok mais aussi Welles… le travail de Lee Garmes, de Greg Tolland, de Robert Burk)
– Le néoréalisme italien : l’art du témoignage (Rosselini, de Sica…)
– La modernité au cinéma : la lumière homogène, la lumière hétérogène (Bresson, Godard, Cassavetes… le travail de Coutard, de Al Ruban)

Jour 4 : L’objet scénario, le découpage
– Lire un scénario, comprendre ses pivots
– Les trois actes d’Aristote
– Les 12 étapes du héros de Campbell
– Les 7 clefs de Truby
– Le découpage, le cadre – Rappel des valeurs de plans
– Les règles de découpage du cinéma classique, les détournements de ces règles par le cinéma moderne
– Les questions posées par le découpage : les questions spatiales, temporelles, la mise en mouvement du spectateur…

Jour 5 : Lecture des scènes, proposition de découpage
– Travail autour de films classique/post modern/moderne
– Analyse de séquences
– Découpage de scènes

Semaine 2 : les bases techniques
Jour 1 : Le point sur la lumière d’un point de vue technique
– Physiologie de l’œil, perception des phénomènes
– La lumière : théorie corpusculaire et ondulatoire
– Les couleurs primaires, la température de couleur
– L’optique, les aberrations

Jour 2 : La technique et le matériel technique en lumière et machinerie
– Les différents systèmes de production de lumière (l’incandescence, la luminescence, cas des LED, le régime d’arc, cas des HMI)
– La machinerie

Jour 3 : La technique et le matériel de prise de vue
– Cas de l’argentique : les différentes caméras, les différents procédés, le traitement en laboratoire
– Cas du numérique : les différentes caméras, l’échantillonnage, la quantification, le log, les lut, 2K, 4k, système en 444, en 422…

Jour 4 : La post-production image
– Principes généraux
– Cas pratique : rencontre avec un étalonneur

Jour 5 : La réalité du matériel utilisé
– Visite chez un loueur de camera
– Visite chez un loueur de matériel lumière
– Visite chez un loueur de machinerie

Semaine 3 : le chef opérateur comme référent
Jour 1 : L’équipe image
– Hiérarchie de l’équipe image, le travail de chacun : les compétences, les responsabilités
– Cas particulier : le chef électricien, rencontre avec un chef électricien

Jour 2 : L’équipe mise en scène
– Le travail autour du plan de travail : les contraintes, les solutions
– Les rapports à la scripte, les rapports au découpage
– Rencontre avec un premier assistant réalisateur

Jour 3 : L’équipe décoration
– La recherche iconographique (cas de la peinture, de la photographie, de l’audiovisuelle)
– Les recherches : couleurs, matières, design…
– Rencontre avec un chef décorateur

Jour 4 : Les effets spéciaux
– Les effets spéciaux doivent être pensé dés la prise de vue
– Les transparences
– Les incrustations : comment les préparer ?
– Les fonds verts : pratique du fond vert, cas du matte-painting
– Rencontre avec un truquiste

Jour 5 : Les rapports à la production
– Le travail avec la régie générale
– Le travail avec le directeur de production
– Rencontre avec un directeur de production

Semaine 4 : Cas pratique
Jour 1 : Les rapports aux comédiens
– Premier spectateur du film, véritable passeur entre le réalisateur et le spectateur, le chef opérateur voit, au plus près, le travail des comédiens. Il s’agit ici d’en comprendre certaines pratiques, certaines méthodes.
– Cas de l’école du « texte », issu du théâtre.
– Cas de la « méthode ».

Jour 2 : Etude d’un scénario de long-métrage
– Lecture et analyse d’un scénario

Jour 3 : Etude esthétique autour du scénario
– Recherche iconographique

Jour 4 : Etude technique du scénario
– Les premières listes de matériels et les besoins humains

Jour 5 : le terrain
– Découpage, repérages
– Bilan de la formation

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