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En partenariat avec l’Union des Compositeurs de Musiques de FilmslogoUcmf

PUBLIC CONCERNÉ
Musiciens, compositeurs, ingénieurs du son, ou toute personne souhaitant comprendre la création d’une musique de film.

OBJECTIFS PÉDAGOGIQUES

– Apprendre à enregistrer avec un orchestre, à gérer des séances d’orchestre de l’écriture au mixage tout en pratiquant des techniques modernes de mise en oeuvre, adaptées aux réalités économiques de la production audiovisuelle.
– Mettre en pratique des techniques et des méthodes efficaces d’orchestration et préparation de séances d’orchestre afin d’optimiser le temps d’enregistrement.
– Organiser son livret de partition et assurer, en relation avec le chef d’orchestre et l’ingénieur du son, la réalisation artistique de son oeuvre.
– Apprendre à maîtriser les outils et les principes fondamentaux nécessaires au mixage d’une musique en orchestre.
– Apprendre également à préparer la régie de l’orchestre et connaître l’ensemble des éléments économiques et administratifs d’un tel projet.

CONTENU DÉTAILLÉ

La qualité actuelle et grandissante des sonorités offertes par l’informatique musicale n’a pas chassé pour autant la musique dite « acoustique », et l’orchestre.
Bien au contraire, les professionnels de l’image et de la production attendent des compositeurs une création vivante, enregistrée.
Le créateur de musique doit donc composer avec ces différentes sonorités.
Par conséquent, il doit savoir gérer des séances d’enregistrement avec orchestre tout en y intégrant bien souvent des sonorités non-acoustiques.
Mais comment optimiser ces enregistrements dans des contraintes de temps et de budget de plus en plus fortes? Et une fois l’enregistrement effectué, comment obtenir un mixage de qualité selon les normes de diffusions en vigueur (recommandation R128 de la CST)?

1ère semaine
Jour 1 : Maquette, enregistrement, mixage : les grandes étapes propres à un projet de musique de film avec orchestre.
– Exposé des outils et des enjeux de la formation dans le cadre d’une situation réelle et contraintes professionnelles auxquelles seront confrontés les stagiaires.
– Présentation des supports d’écriture et de programmation (Logic Pro X, Final ou Sibélius, banques de sons Native Instrument…).
– Mise au point sur les méthodes de synchronisation SMPTE des images dans la Time Line. Présentation du film à illustrer, réalisé pour les besoins du stage, avec analyse des orientations, des choix dramaturgiques et définition des climats « clés » à aborder : l’action, le suspense, l’onirisme, la romance, etc…

Jour 2 : Cours et début d’atelier : suivre la narration dans sa recherche de thèmes et de climats.
– Exposé d’une méthodologie avec supports audio, visuels, et démonstration d’écriture en direct.
– Dans un second temps, les stagiaires effectuent l’exercice directement lié à la recherche des thèmes sur le film proposé.
– Techniques de recherche de thèmes et de climats : penser la programmation en fonction de l’orchestre.
– Proposition de mise en place et structures des thèmes en abordant une construction possible pour orchestre par mode, ostinato et « cellule » musicale.
Cette technique a pour avantage d’être souple et adaptable rapidement aux besoins du montage et des synchronismes à mettre en valeur (synchronismes d’effets ou d’articulations mélodiques).

Jour 3 : Atelier : choisir ses thèmes et les argumenter (convaincre de la pertinence d’une proposition).
– Chercher la cohérence narrative des propositions en fonction du film, au travers des timbres, des vitesses d’exécution et des arrangements.
– Ecouter les propositions des stagiaires et travail sur l’argumentaire (pourquoi telle musique sur telle action).
– Démonstration des possibilités d’arrangements efficaces leur permettant de prévoir plusieurs morceaux et climats possibles à partir d’un seul thème.
– Premières propositions de thèmes (sans élaboration d’arrangements) avec argumentation sémantique. Démonstration d’une technique d’arrangements et de variations autour de la sémantique des modes et des degrés « inattendus »).

Jour 4 : Atelier : penser l’orchestration dès la programmation.
– Les avantages et les inconvénients des banques de sons, l’équilibre des timbres et des pupitres, les types d’écriture à éviter ou favoriser pour une meilleur ergonomie lors de la séance (lecture à vue, deux ou trois prises tout au plus).
– Les principaux aspects de l’orchestration.
– Les mélanges de timbres à éviter ou à favoriser, l’écriture pour cordes, vents et cuivres (articulations et jeux)

Jour 5 : Atelier : propositions de maquettes.
– Ecoute et conseils sur les intentions musicales et orchestrales de chacun en fonction des conditions de jeux, d’enregistrements et d’instruments à disposition pour un rendu optimal du travail.
– Choix des mélanges de timbres, dégagements des parties à enregistrer et celles à conserver en programmation (si nécessaire, comme les percussions ou sons non-acoustiques).

2ème semaine
Jours 1 et 2 :
Atelier : écriture et perfectionnement des travaux.
– Elaborer l’orchestration et l’arrangement avec pour seul objectif la cohérence narrative sur le film, et vérifier la possibilité d’exécution de sa partition.
– Chacun finalise ses partitions et ses programmations.
– Définition de ce qui sera enregistré, ce qui restera en « machine » et prévoir les différents cas de figures : thèmes seuls, climats seuls, vérification de la conduite et séparation des voies, indications dynamiques, intentions de jeux etc.
– Elaboration d’un « carnet de bord » inscrivant le déroulé et les intentions lors de la séance d’enregistrement.

Jour 3 : Rencontre avec le chef d’orchestre : préparer le dialogue avec les interprètes.
– Présentation des travaux en maquette.
– Exposé des intentions et remarques du chef d’orchestre en retour. Au besoin, correction des partitions de façon définitive.

Jour 4 : Mise en partition : préparation du Livret et matériel d’orchestre.
– Organisation de la séance et du déroulé «collectif» de l’enregistrement.
– Dernières corrections possibles…
– Mise en page précise et impression des partitions.

Jour 5 : Préparation des sessions d’enregistrements au studio : passer de la session de travail à une session destinée à l’enregistrement.
– Préparation de la session Pro Tools (ou multipistes à intégrer) avec respect des tempi, de la grille des mesures en correspondance avec celle du score, de l’intégration de la séquence image concernée.

3ème semaine
Jour 1 : Enregistrement des cordes

Jour 2 : Enregistrement des vents : chacun dirige à tour de rôle l’enregistrement.
– Dialogue avec le chef d’orchestre et l’ingénieur du son et prise de décisions rapides quant à la captation.
– Tour à tour, chacun assume la fonction de « scripte » musical afin de préparer le document nécessaire au montage musique à effectuer après l’enregistrement et avant le mixage.

Jour 3 : Ajout percussions, programmations et autres instruments non-acoustiques dans la session.
– Intégration des éléments non-acoustiques (programmés) dans une session d’enregistrement.
– Depuis la plateforme de programmation, exports audios des pistes non enregistrées selon les normes et formats audionumériques utilisés lors de l’enregistrement.
– Calage de ces pistes dans la session Pro Tools.
– Utilisation de la grille des mesures, préparée dans Pro Tools selon celle du score.
– Support de l’ingénieur du son ayant effectué la captation.

Jours 4 et 5 : Montage multipistes (edit) des captations (choix des prises par pupitres et pré-mix) :
– Utiliser son script musical et prendre du recul quant aux choix et montages possibles des enregistrements.
– Avec l’ingénieur du son, au travers de la play-list des captations, choix des prises à retenir, à doubler et à mélanger par pupitre.

4ème semaine
Jour 1
: Première étape du mixage, la phase de « mise à plat » :
– Apprendre à envisager l’ensemble de sa musique dans un espace acoustique choisi et relatif aux nécessités du film.
– Indications et intentions à destination de l’ingénieur du son, qui effectue un premier équilibre des éléments enregistrés par chacun, et propose une première spatialisation (panoramique et réverbération) selon une répartition multicanal.
– Détermination des traitements qui seront à prévoir : compression, égalisation, remise en phase.

Jours 2 et 3 : Mixage : apprendre à entendre et apprécier les traitements dynamiques (compresseurs), spectraux (égalisation) et spatiaux (réverbération) ainsi que les possibilités de la répartition multicanal.
– Savoir verbaliser son intention de mixage auprès de l’ingénieur du son qui effectue ensuite l’opération.
– Exemple de travail de l’ingénieur du son sur la compression des cordes (mettre en avant le grain des archets), les principes et les astuces pour un rendu optimal.
– Réalisation d’une partie du mixage, sous la direction de l’ingénieur du son.
– Explication des grands principes du mastering et de la norme audiovisuelle R128 par l’ingénieur du son.
– Les musiques finalisées sont ensuite intégrées dans le film avec cette norme.

Jour 4 : Environnement administratif et financier de la production (Devis, contrats, déclarations)

Jour 5 : Projection, écoute et bilan :
– Présentation du travail terminé et mixé.
– Analyse des résultats obtenus.
– Bilan personnel et collectif.

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